juillet 3

Environnement : Plantation et entretien des arbres, et prières en Afrique

La Communion anglicane accorde une attention particulière à la lutte contre le changement climatique et y joue un rôle important. Toutes ses composantes, en tant que communauté mondiale partageant une même identité transcendant les frontières géographiques, sont impliquées dans tout ce qui a trait au changement climatique, qu’il s’agisse de leur positon en tant que communautés sinistrées ou en tant qu’acteurs participant à la problématique. C’est un phénomène d’une portée à la fois locale et internationale. Les membres des églises de la Communion anglicane œuvrent en faveur de la lutte contre le changement climatique. L’Église œuvre pour le changement en faisant campagne et en agissant pour la justice climatique par le biais d’un certain nombre d’initiatives.

L’église anglicane d’Afrique centrale a été très active dans la plantation d’arbres, autant pour lutter contre la désertification que pour contribuer à la neutralisation des émissions de carbone.

Rachel Mash est coordinatrice environnementale au sein du Green Anglicans, réseau des églises anglicanes d’Afrique australe pour l’environnement, regroupant : Afrique du Sud, Eswatini, Lesotho, Namibie, Angola et Mozambique. Elle se dit enthousiaste des actions en faveur de l’environnement menées par les églises en Afrique centrale.

« Les gens ne manquent pas d’imagination quand il s’agit de trouver des moyens très pratiques de protéger l’environnement et de remettre en état les écosystèmes », dit Rachel. « Le problème cependant, c’est que les gens aiment bien planter des arbres pour des occasions tels que des évènements exceptionnels ou l’inauguration de nouveaux édifices, mais personne ne s’en soucie après, et les arbres finissent par mourir. Nous devons donc nous inculquer la notion de plantation et d’entretien des arbres plutôt que celle de plantation d’arbres seulement. »

Associer la plantation d’arbres et l’entretien d’arbres déjà plantés à des évènements sociaux tels que les mariages et les funérailles a été une priorité pour l’Église anglicane du Malawi, où les évêques anglicans ont décidé d’intégrer la protection de l’environnement dans le culte de l’Église.

« Ce qu’ils font au Malawi », explique Rachel, « c’est dire : ‘un enterrement, un arbre ; un baptême, un arbre’… » Beaucoup d’évêques le disent : chaque fois qu’un enfant est confirmé, on plante un arbre. Lors d’un enterrement, on plante un arbre en souvenir de la personne décédée. Cela a été par ailleurs une véritable source de réconfort pour ceux qui avaient perdu des proches pendant la pandémie de la COVID-19, étant donné qu’il était souvent impossible d’assister aux funérailles.

« Les gens plantaient des arbres en souvenir de personnes décédées pendant la période de la pandémie où il était le plus souvent impossible d’organiser des funérailles conventionnelles. Le lien entre rituel et plantation et entretien d’arbres signifie que ces arbres ne seront pas simplement plantés, mais qu’ils seront entretenus et arrosés, parce qu’ils auront une signification pour les gens qui les auront plantés, peu importe si c’est à l’occasion d’un baptême ou en souvenir d’un proche décédé. »

Rachel estime que « les arbres contribuent au bien-être des nations », notamment grâce à leur rôle dans la réduction des émissions de carbone en absorbant les gaz toxiques par leur feuillage et dans la régulation des températures extrêmes dans les zones urbaines. Elle ajoute que les arbres contribuent également au maintien des sols dans les zones sujettes aux inondations, permettant ainsi de résoudre certains des problèmes liés au changement climatique.

Au Mozambique, où la déforestation constitue un problème majeur accentuant le risque des crues dévastatrices qui déferlent sur le pays, l’église est également engagée dans des initiatives de plantation d’arbres pour contribuer à l’atténuation de ces risques. Rachel explique que le problème est que les gens abattent les arbres pour en faire du charbon de bois. L’église a donc décidé de planter des anacardiers (arbres à noix de cajou) qui apporteront un autre avantage, dans une perspective de dissuader les gens de les abattre pour en faire du charbon de bois.

Dans la ville de Nairobi, le site protégé de la forêt urbaine de Karura, qui a connu d’importantes dégradations au cours des dernières années, est désormais au centre des préoccupations de l’Église anglicane du Kenya, qui a décidé d’en prendre en charge 3 000 hectares et d’y planter 30 000 arbres dans les années à venir.

Rachel explique : « Préoccupés par la question de savoir qui allait entretenir les arbres et les arroser après leur plantation, ils ont eu une idée originale d’organiser des marches de prière dans la forêt, et de demander à tous ceux qui y participent d’apporter un peu d’eau avec eux. Ainsi, lors de ces marches, les participants arroseront les arbres qui se trouveront sur leur chemin. »

S’exprimant lors d’une journée de plantation d’arbres et de marche de prière dans la forêt, l’évêque adjoint du diocèse de All Saints, Nairobi, révérend Joseph Galgalo, également vice-président du St Paul’s Theological College de Limeru, dit : « Nous ne pouvons vivre une vie épanouie si nous ne respectons pas la nature que Dieu nous a donnée. Chacun d’entre nous se doit de contribuer à sa préservation. »

Le département forestier a accueilli avec enthousiasme le partenariat avec l’Église et a invité l’archevêque du Kenya, Révérend Jackson Ole Sapit, à devenir chef aumônier des aumôniers du personnel forestier.

Ends

Légendes des photos :

Malawi :
1. Archidiacre de Lilongwe Nord à la tête des paroissiens de la paroisse de Dowa.
2. Brighton Vita Malasa, évêque du diocèse anglican de Upper Shire, plantant un arbre fruitier.
3. La campagne « Un arbre, un mariage » : un couple plantant un arbre le jour de leur mariage.
4. Campagne « Un arbre, un mariage » : un couple plante un arbre le jour de leur mariage.

Kenya :
5. Évêque adjoint du diocèse de All Saints, Nairobi, Révérend Prof Joseph Galgalo.
6. Évêque Joseph plantant des arbres dans la forêt urbaine de Karura à Nairobi.
7. Évêque Joseph avec Rachel Mash (au centre, à gauche) dans une marche de prière lors d’une journée de plantation d’arbres dans la forêt de Karura.
8. Évêque plantant des arbres avec l’aide du personnel forestier.
9. Les dégâts causés par une crue dans une zone où il n’y a pas d’arbres pour retenir le sol.


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